Twingo RS

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Renault Twingo RS Un bon petit diable d’auto…

Bon sang ne saurait mentir… Révélée en même temps que la nouvelle R28 d’Alonso et Piquet Jr en mars dernier, la Twingo RS commence par montrer la noblesse de son pedigree.

Sa mission, elle semble l’avoir acceptée, est de compléter, par la base, la gamme Renault Sport aux côtés de ses devancières : Clio et Mégane RS. Twingo Renault Sport est transfigurée par l’opération de chirurgie esthétique. Personne ne restera indifférent au traitement de la carrosserie.

Les boucliers se montrent beaucoup plus enveloppants et les ailes s’élargissent plus que de raison pour accueillir de très belles jantes en alliage de 17’’. Les plus perspicaces remarqueront le discret becquet aérodynamique et la sortie d’échappement en inox de gros diamètre.

Pour faire honneur à sa génèse, Twingo RS est dotée d’un bloc connu sur Clio et Mégane – 1,6 litre 16 soupapes – dont la puissance a été ramenée à 133 ch et la sonorité retravaillée pour satisfaire aux exigences de la clientèle. Pour passer cette cavalerie sur la route sans amoindrir les qualités dynamique de l’auto, la châssis a été rigidifié, et le tarage des suspensions durci en même temps que la garde au sol a été réduite. Ainsi programmée, Twingo RS semble vouloir conquérir le titre envié de « Reine des départs-arrêtés » et se propose de conjuguer plaisir de conduite et sportivité.

À l’interieur, le ton est donné ! Le traitement sportif est partout : sièges bacquet, pédalier alu, volant 3 branches gainé cuir, tachymètre sur la colonne de direction (zone rouge à 6.500 tr/mn). Moteur : Dès le démarrage, la sonorité retravaillée du bloc révèle le tempérament sportif de Twingo RS. Les premiers tours de roues, dans la circulation urbaine, dévoilent le travail réalisé sur le châssis et la suspension, sans hypothéquer le confort, même si les pneus taille basse participent d’une perception nette de la qualité du revêtement routier.

Comme dans les Twingo plus civiles, les commandes tombent naturellement sous la main, dès lors que l’on a pris soin de les indentifier. À mesure que la route se fait plus libre, l’envie de lâcher la bride à notre petite sportive se fait sentir. Sans vergogne, Twingo RS, prend les tours et semble s’en régaler. L’étagement de la boîte 5 n’est pas idéal sur les 2 premiers rapports, un peu longs, nous y voyons là, une concession faite à la maîtrise de la consommation, mais se révèle efficace et linéaire sur les 3 autres, nous emmenant dans un souffle, au-delà de la limite légale…

Le placement de twingo RS est intuitif, servi par une direction assistée réactive et précise, tout autant que par son train avant incisif.

Sur route sinueuse, Twingo RS, sous la pression de l’accélérateur, bondit – un rien féline - d’un virage à l’autre sans mouvement de caisse parasites. Sportive, c’est assurément « dans les tours » qu’elle s’exprime le mieux, et la montée et descente des rapports se fait sans à-coups tant le guidage du levier est doux.

Le freinage emprunté pour parties à ses soeurs (Clio et Mégane RS), est mordant mais sans brutalité aucune et se révèle endurant en usage soutenu. En usage sportif, la sonorité du moteur emplit l’habitacle, sans exagération – moi, j’aime beaucoup ! Les mélomanes devront monter un peu le son de leur iPod pour continuer d’apprécier leur playlist.

Ainsi, comme nous nous y attendions, Twingo RS restitue de véritables prestations sportives, tout en permettant un usage quotidien, pour un budget, somme toute raisonnable.